• Jasmin

Vers un nouveau tournant de l'assurance obsèques ?

Dernière mise à jour : mai 21


Les contrats obsèques attirent les Français.

Plus d’un Français décédé sur quatre détenait un contrat obsèques en 2017.

Avec 500.000 assurances vendues chaque année et un marché qui pèse la bagatelle de 1,5 milliard d’euros, c’est un bon moyen pour eux de financer leur funérailles et ainsi soulager leur famille de ce fardeau, d’autant qu’il faut compter 3500€ en moyenne pour le financement.

Souscrire à une assurance obsèques n’est pas forcément très onéreux.

D'autant que c’est souvent au souscripteur de définir le capital qu’il souhaite provisionner. Deux contrats sont prédominants : le contrat en capital et en prestations.

Quant aux cotisations, elles vont dépendre de la méthode de versement (unique, temporaires, en viager).

Si le marché est en croissance, malgré un tassement de l’activité observé entre 2015-2017, la vente de contrats est repartie de plus belle depuis 2018 et on a pu observer une augmentation du nombre de souscriptions.

Aujourd’hui, 5 millions sont détenteurs d’un contrat obsèques. Et près de la moitié des Français ont déjà rédigé leurs dernières volontés dans un testament.

À ceux-ci s’ajoute une stabilisation du montant payé par les assureurs, alors que le prix des obsèques connaît une augmentation continue d’environ 2% par an. Le reste à charge est donc supporté par les familles lors des obsèques.

Dès lors, la valorisation à venir des contrats d'assurance obsèques couvriront de moins en moins le prix des obsèques (crémation et inhumation).

Il s’agit là d’un problème qui ne va cesser de prendre de l’importance au fil des ans sur les anciens contrats.

Bien évidemment, on peut s’interroger sur l’évolution de ces tendances en 2021 en raison de l’impact du coronavirus.

Beaucoup d'acteurs connaissent de fortes baisses de souscription.

Les réseaux de distribution habituels, en particulier les réseaux locaux (via les banques et les assureurs) sont de fait moins performants.

Enfin, une vigilance toute particulière a été consacrée au devoir de conseil des professionnels. Le gendarme des assurances, l’ACPR, a publié récemment de nouvelles recommandations, à l’encontre des assureurs et coutiers commercialisant des assurances obsèques.

Ils mettent en évidence la persistance de pratiques pouvant nuire à la compréhension par les clients des garanties et de leur coût.

Cotisations, bénéficiaires, publicités…À partir de cet été, les informations fournies par les établissements financiers aux assurés devront être plus claires, et les conseils de meilleure qualité.

Vers un nouveau tournant de l’assurance
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