• Jasmin

Les risques de submersion et d’érosion maritime

Dernière mise à jour : mai 21


Nous vous proposons un sujet de réflexion sur l’érosion du littoral qui s’accélère et ses incidences sur le marché de l’immobilier et les conséquences engendrées sur les pertes humaines (la tempête Xynthia avait fait 53 morts à la Faute-sur-Mer en 2010).

Cette réflexion s’appuie sur une analyse qualitative réalisée auprès de propriétaires vivant à proximité du littoral, puis sur une recherche documentaire et une analyse des impacts stratégiques de cet aléa.

Avec plus de 5800 km de côtes, la France est concernée au premier chef par le risque d’érosion du littoral et de submersion marine.

Ses côtes sont généralement plus urbanisées que l’ensemble du territoire et elles sont les plus sujettes aux aléas climatiques.

Le coût des inondations ne cesse d’augmenter et la gestion du trait de côte se pose après 2050 pour la plupart des collectivités territoriales du littoral.

La submersion marine est assurable et la couverture des risques se fait par arrêté ministériel qui constate un état de catastrophe naturelle.


Les biens garantis en dommages incendie ou dégât des eaux seront ainsi assurés. La prise en compte de la submersion marine dans le risque inondation s’élève actuellement à un peu plus de 4 Mds€.

Par contre, l’érosion marine n’est pas directement assurable et dans le cas d’une érosion de littoral sablonneux, les problèmes juridiques sont complexes.

Depuis peu de temps, le gouvernement veut "relocaliser" les logements menacés par l'érosion maritime, soit entre 5.000 et 50.000 habitations estimées d'ici 2100, a indiqué mercredi la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne. "Nous voulons donner des outils aux élus pour identifier les zones qui sont menacées à moyen terme, c'est-à-dire dans moins de trente ans ».


Le dispositif Barnier pourrait être utilisé pour ces expropriations préventives, mais a priori, uniquement sur les côtes rocheuses.


Si les expropriations devaient se multiplier, il ne serait plus possible de rembourser tous les propriétaires. Ce fonds est financé à hauteur de 12% des cotisations MRH selon un principe de solidarité.


Or, ces cotisations sont déjà utilisées pour couvrir l’augmentation des dégâts liés à l’ensemble des catastrophes naturelles. Il ne restera pas grand-chose pour indemniser les propriétaires.


Il est encore impossible ou très difficile, dans les conditions actuelles du droit, de déconstruire préventivement des biens privés menacés à court, moyen ou long terme, sur les côtes sableuses, en raison de l’absence d’une obligation du propriétaire de le faire et de l’absence d’un dispositif réglementaire et financier permettant une appropriation publique.

  • Comment peut-on préparer les populations à de possibles déménagements, avec ou sans indemnisations ?

  • Quel est le rôle des assureurs ou des banquiers dans la prévention de ces risques ? Peuvent-ils financer de la même façon un bien mal localisé ?

  • Comment assurer les activités commerciales en front de mer ?

  • Quelle planification urbaine doit-on réinventer ?

  • Comment assure-ton les immeubles sur les côtes sableuses ?

  • Comment transformer la relocalisation en opportunité ?

  • Qui peut accompagner le délaissement de certains biens ?

L’objet de cette étude est de réfléchir à des stratégies à moyen et long terme en termes de financement de l’immobilier et choix d’implantation.

Les risques de submersion et d’érosion m
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