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Courtage et crédit immobilier, les frères ennemis

Mis à jour : avr. 11


La part de marché des courtiers avoisine aujourd'hui 35% sur le seul segment du crédit immobilier en France. C'est l'image d'un phénomène global de la distribution de produits et services financiers où les réseaux alternatifs progressent pour l'ensemble des gammes, poussés par une conjoncture porteuse et 1 million de transactions immobilières peut être en 2019 ! Le courtage a su profiter habilement ces dernières années des dynamiques consommateurs, du redéploiement des réseaux spécialisés et bancaires mais aussi des initiatives réglementaires qui stimulent davantage la concurrence, le choix et la mobilité. « les courtiers nous agacent mais en même temps on a besoin d'eux, ils sont devenus très efficaces » se confiait récemment à nous un banquier, et de facto si les courtiers sont originaires d'horizons divers, ils partagent tous un même ADN commerçant. Il leur permet, au delà de leur propre entreprise, de servir et défendre les intérêts des consommateurs avec une offre qui s'est progressivement élargie et facilite les ventes croisées de produits crédit (immobilier, consommation, rachat, leasing, P2P, ...) et assurances (emprunteur, prévoyance, santé, dommages, ... ). Le soutien des investisseurs a permis d'affronter les nouvelles étapes de croissance pour les leaders qui veulent s'ouvrir à l'Europe. Il a aussi permis d'accélérer le phénomène de concentration pour lequel les financeurs ont largement milité avec leur politique de mandats. S'il y avait de la place pour tout le monde voilà encore quelques années, ce n'est plus forcément le cas aujourd'hui ! Les réflexions sur le modèle économique sont évoquées lors des rencontres entre partenaires et les débats sont vifs car la bascule vers une collaboration davantage orientée cross selling et fidélisation ne sera sûrement pas ouverte à tout le monde. Les courtiers souhaitent de leur côté sortir du seul modèle de conquête commerciale et les financeurs souhaitent quant à eux améliorer leur rentabilité et conserver la propriété du client. La question n'est plus vraiment de savoir si les courtiers pourront atteindre les 50% de parts de marché mais plutôt de savoir à quel horizon et sous quelles conditions dans un environnement qui deviendra forcément moins idyllique. Cela pousse les acteurs les plus en avance à explorer de nouveaux angles marketing et métiers pour renforcer la logique du tout sous le même toit mais les étapes à franchir sont longues pour se muer en véritable supermarché de la finance. Côté innovation, les acteurs traditionnels comme les nouveaux entrants font preuve d’ingéniosité avec le lancement d’applications mobiles ou de plateformes dédiées pour les cibles atypiques. Le crowdfunding de l’immobilier démarre en France et les fintechs se positionnent rapidement sur l’intermédiation, notamment sur les crédits hypothécaires. * Peut on projeter l'évolution du positionnement des courtiers ? * Comment va évoluer le rapport de force entre courtiers et financeurs ? * Les logiques courtiers crédit et courtiers assurance sont elles compatibles ? Y aura t'il un vainqueur ? * Pourquoi les consommateurs ont ils toujours plus recours au courtage ? Contenu, timing et budget, info@groupe-jasmin.com

 

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