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Banque privée cherche rentabilité

Mis à jour : avr. 11


La sortie surprise du patron de Generali fin septembre sur la nécessité de revisiter les modèles dans un contexte de taux bas voire négatifs a eu le mérite d'ouvrir les débats en matière d'épargne et d'investissement patrimonial ! L'onde de choc sur les approches et les différents métiers de la banque | finance | assurance concerne au premier chef la banque privée. Elle doit ainsi développer ses compétences et former l'ensemble des réseaux sur les nouvelles postures nécessaires avec des supports plus risqués, complexes et globalement peu appréciés par nombre d’investisseurs, habitués au confort des fonds en euros ou usuellement à l'extrême simplicité et liquidité du Livret A. L’équation n'est pas simple puisqu'elle touche l'ensemble des composantes du triptyque clients, conseillers et fournisseurs de produits, dans une dynamique de profitabilité croissante à trouver alors même que s’annonce le délicat dossier d’une facturation des honoraires du conseiller et donc du CGP ! Elle ne touche pas que l’épargne car la clientèle aisée peut bénéficier de montages reposant sur un crédit très peu cher et adossé à leurs capitaux avec la notion de in fine qui devrait revenir sur le devant de la scène. La banque privée doit ainsi revoir son logiciel pour proposer de nouvelles architectures patrimoniales aux clients aisés mais aussi gérer ses problématiques de réemploi alors qu’un tiers des actifs gérés en banque privée ne sont que de simples dépôts. Dans ce contexte, non limitatif et à titre illustratif, Lombard Odier va bientôt devenir le premier établissement en France à taxer les dépôts de ses clients ! Une pénalité sera ainsi prélevée sur les comptes supérieurs à 1 million d’euros et sans mandat de gestion. Conséquence directe de la politique monétaire européenne, le secteur est obligé de prendre des décisions stratégiques pour s’adapter à cet environnement de taux bas et de pénalités sur la liquidité.


Les sujets de la pédagogie, du time to market et de la concertation sont à présent ouverts. * le déclin des produits phares va-t-il accroître le besoin de conseil et d’accompagnement des clients banque privée ? * comment vont réagir les clients à cette nouvelle donne, y compris tarifaire ? * quelle proposition de valeur pour la banque privée dans ce contexte ? * comment la replacer dans un contexte de meilleure profitabilité ?

Contenu de l'étude, timing et budget, info@groupe-jasmin.com


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